logistique urbaine

Le défi du dernier kilomètre dans une logistique urbaine

Chez les acteurs du transport de marchandises, on parle énormément de l’enjeu du « dernier kilomètre », parce qu’il s’agit de l’étape la plus coûteuse. Concrètement, plus on se rapproche du client final, plus les prix s’envolent : au début de leur chaîne logistique, les entreprises maîtrisent bien les frais de transport (flux entre les stocks et centres de livraison). Mais lorsque les colis sont confiés au transporteur et qu’il s’agit de les acheminer à destination, il devient beaucoup plus difficile d’optimiser les dépenses.

Le dernier kilomètre, un gouffre financier en ville !

En moyenne, cette étape du dernier kilomètre représente 20 % de la facture du trajet intégral, même si le colis vient de loin. De l’entrepôt à l’entrée de l’agglomération, les modes d’acheminement sont standardisés et régulés par une gestion des flux optimale.

Mais ensuite, les transporteurs perdent beaucoup de temps dans les embouteillages, car nos villes sont surchargées. Ils rencontrent fréquemment des difficultés pour accéder à des rues qui ne sont pas adaptées au gabarit de leur véhicule, sans compter qu’ils doivent souvent reprogrammer une livraison, parce que le destinataire n’est pas chez lui pour réceptionner le colis. Tous ces obstacles coûtent naturellement de l’argent : les transporteurs sont payés pendant qu’ils patientent aux feux rouges — ou sont coincés derrière un bus en ville, par exemple.

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De plus, l’impact écologique de cette étape mérite aussi d’être pris en compte : à Paris, on estime qu’un véhicule sur cinq livre des colis. En ce sens, les transporteurs cumuleraient la moitié de la consommation de diesel de la ville, et seraient responsables de près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre.

Des pistes sérieuses pour réduire le poids du dernier kilomètre

Aujourd’hui, tous les acteurs de la logistique réfléchissent ensemble aux alternatives susceptibles de diminuer le coût et l’empreinte écologique de ce dernier kilomètre. À titre d’exemple, le choix de transports propres (véhicules électriques, vélos avec remorques adaptées) réduirait les émissions de gaz à effet de serre et les frais d’essence.

Pour finir, on imagine aussi développer les points de contact ouverts 24 h/24 et 7 j/7 (pour éviter de reprogrammer les livraisons), tout en instaurant des plateformes logistiques en ville.

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